Les contre-vérités du gouvernement.

Le Gouvernement dit que les travailleurs français sont des privilégiés au sein de l’Union Européenne.

Faux. Les durées de cotisation pour la retraite sont inférieures ou égales à 40 ans en Allemagne(35 ans), en Belgique, en Autriche, en Suède, en Finlande, au Danemark, au Luxembourg…

De plus ces pays ont mobilisé une stratégie autour de l’emploi des seniors, de l’investissement dans le capital humain, l’éducation, la formation, la recherche des emplois de qualité, donc une croissance qui finance les retraites.

Le Gouvernement dit que sa réforme est juste.

Faux. La réforme fait porter l’effort sur les femmes, les ouvriers et les salariés aux contrats atypiques. Les femmes touchent en moyenne une retraite quasiment deux fois moins importante que les hommes. Les cadres vivent en moyenne 7 ans de plus que les ouvriers, donc bénéficient de plusieurs années de retraite supplémentaire.

Enfin l’acquisition des droits à la retraite est très mal prise en compte pour les salariés en situation « atypique » : temps partiels, multiplication de contrats à durée déterminée avec des interruptions, périodes de chômage non indemnisées ….

Le Gouvernement justifie sa réforme par l’évolution de la démographie et de l’espérance de vie.

Faux. On assiste à une remontée de l’indice de fécondité: 2,09 enfants par femme en 2010, soit pratiquement le taux de renouvellement des générations: 2,1.

Ainsi le déclin annoncé de la population active a été retardé. Une politique familiale moderne pourrait contribuer à créer la force de travail et donc les cotisants de demain, permettant de garantir le financement des retraites. Ceci impliquerait aussi de relever le nombre d’actifs cotisants en faisant reculer les exclusions sociales et en relevant le taux d’emploi des femmes. Cette mesure nécessiterait un service public de la petite enfance pour assurer de nouvelles formules de . garde des enfants.

Petite leçon d’arithmétique sur les retraites.

Décidément le gouvernement aime se lancer dans la bataille de chiffres. Il s’essaie toujours  à les présenter sous un jour qui va dans le sens de son argumentation.

“ L’emploi des seniors progresse ”, il en était certain. Dans une interview accordée à Direct matin (n°732 du 16 septembre), il souligne que la France aurait même en quelques années “ rattrapé son retard par rapport à ses voisins européens ”. La moyenne du taux d’emploi des 55-59 ans en Europe se situe autour de 60 %. Le taux d’emploi des 55-60 ans français a bien atteint les 60%… mais seulement au deuxième trimestre de l’année (Dares) et elle continue à rester en retard sur la tranche d’âge 55-64 ans (de prés de 10 points). Quelques jours plus tard, Pole emploi publiait ses chiffres : en un an, la hausse des inscrits de plus de 50 ans a dépassé 16,5 % ! C’est à y perdre son latin !

Pour la CFTC, cette augmentation témoigne de l’inefficacité de la stratégie de lutte contre la crise et ses effets sur l’emploi. L’illustration des incohérences de cette politique atteint son paroxysme dans le report de deux ans de l’âge légal de départ a la retraite inscrit dans la reforme en cours de discussion au Parlement. Aucune solution pour maintenir les salaries de plus de 50 ans dans l’emploi n’est envisagée. L’envolée des ruptures conventionnelles de cette catégorie d’âge montre que le patronat  qui est le premier à réclamer le report de l’âge légal de départ a la retraite – refuse de garder ces salaries. Les seniors, au lieu de partir a la retraite, iront donc grossir les rangs des demandeurs d’emploi, transférant ainsi les déficits d’une caisse a une autre.

Rendez-vous le 12 octobre 2010 pour défendre nos retraites.

 

 

La CFTC, au sein de l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA), s’associe à la grande journée de rassemblements et de manifestations du mardi 12 octobre pendant le débat au Sénat.

 La CFTC appelle à nouveau à une large mobilisation de tous les salaries du public

La CFTC, au sein de l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA ), s’associe à la grande journée de rassemblements et de manifestations du mardi 12 octobre pendant le débat au Sénat.

La CFTC appelle à nouveau à une large mobilisation de tous les salaries du public comme du privé, de tous les travailleurs quels que soient leur âge et leur origine professionnelle, cela pour deux raisons essentielles.

Premièrement pour rappeler nos positions : une juste répartition des efforts, un départ à la carte, un niveau de pension décent, une meilleure prise en compte de la pénibilité du travail et un soutien aux personnes fragilisées dans leur carrière avec la mise en place d’une politique active en faveur de l’emploi et le respect des carrières longues.

Deuxièmement pour dénoncer la logique budgétaire dans laquelle le gouvernement reste enfermé, ou seule compte la mécanique financière, sans aucune prise en compte de l’Homme et du social.

La CFTC, en appelant à une forte mobilisation, tient à rappeler l’importance et le rôle majeur des mobilisations populaires dans les avancées sociales obtenues ces derniers mois : meilleure prise en compte de la situation des mères de trois enfants dans la fonction publique, introduction dans le projet de loi d’un Livret de suivi professionnel permettant d’évaluer la pénibilité de certains emplois, prise en compte d’un temps de travail minima donnant droit à l’acquisition de trimestres. Si les précédentes mobilisations ont permis de faire évoluer le texte actuel, cela n’est pas suffisant.

La CFTC, parce que convaincue que la retraite a la carte, 60-65 ans, est possible, poursuit sa mobilisation.

Départ de la manifestation pour l’Ile de France 13H30 à Montparnasse

Le trajet : Montparnasse/Bastille

 

Tous unis aujourd’hui… Bravo !

Ce jeudi était un rendez-vous à ne pas manquer et il est plus que réussi…

Ce grand rassemblement pour le bien commun doit infléchir la position du Gouvernement sur la réforme des retraites.

Une retraite juste et équitable pour toutes et tous, femmes et hommes, travailleurs du privé  comme du public, actifs et retraités, est encore possible.

La CFTC ne baisse pas les bras.

Heure et lieu de rassemblement pour la manifestation du 23 septembre 2010.

Ile de France :

La manifestation du 23 septembre prochain partira le la Place de la BASTILLE pour se rendre à la place DENFERT-ROCHEREAU.

 

Le parcours :   Boulevard Henri IV – Pont de Sully –  Boulevard St Germain –  Boulevard St Michel –  Rue de l’Observatoire –

Avenue Denfert-Rochereau – Place Denfert-Rochereau

 

ATTENTION : cette fois ci, le départ est à 13 heures.

Voir les points de rassemblement dans toute la France. 

Nouveau bras de fer en vue.

Dans la négociation sur la nouvelle convention Unedic, la CFTC aura pour priorité la lutte contre l’exclusion.
L’événement est généralement très attendu et suscite beaucoup d’inquiétude : courant octobre débutera la négociation sur la nouvelle convention Unedic.

Il s’agira pour les organisations syndicales et patronales de définir les règles de cotisation et d’indemnisation de l’assurance chômage pour les trois années qui viennent. Il ne faut pas être grand clerc pour prédire que l’actuel projet de réforme des retraites pèsera lourd sur les débats.

Ce texte que le Sénat n’a pas encore examiné ne manquera pas de provoquer une augmentation notable du chômage des jeunes et des seniors dans un contexte déjà peu favorable à l’emploi. En témoignent les 4,2 millions de personnes désormais inscrites à Pôle Emploi. Et ce, dans un contexte international des plus préoccupant : selon une estimation conjointe de l’OIT et du FMI, il y aurait vingt-et-un millions de chômeurs supplémentaires dans le monde depuis le début de la crise financière en 2007.

Les deux organisations internationales mettent donc en garde les États contre les effets néfastes des politiques d’austérité budgétaires et salariales qui auront pour principale conséquence, non pas tant de réduire le déficit des finances publiques, mais de pénaliser la croissance, donc l’emploi.

Si la réforme des retraites concoctée à l’Élysée finissait par passer – ce que je ne souhaite pas grâce à la mobilisation de tous – le rééquilibrage supposé des comptes de la caisse vieillesse pourrait se faire au détriment de l’assurance chômage, ce qui est inacceptable pour la CFTC. C’est dire que les séances de négociation risquent d’être tendues et je vois mal comment le bras de fer avec les entreprises qui, comme le gouvernement, privilégient la vision comptable au détriment de l’approche humaine, pourra être évité.

Dans cette négociation, la CFTC aura pour priorité la lutte contre l’exclusion. De nombreuses personnes risquent, en effet, de se retrouver sans ressource : ce qui constituerait une régression de grande ampleur et une nouvelle preuve de la stratégie de destruction du pacte social français que nous devons éviter par tous les moyens.

Fausses concessions Pénibilité.

À quelques jours du débat parlementaire et de la grande journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, le gouvernement a feint de faire quelques concessions.

 

Ainsi apprend-on (dans un communique de l’Elysée !) que Nicolas Sarkozy a donné son accord de principe à ce que des amendements au projet de loi soient présentés lors de son examen au Parlement, notamment sur la prise en compte de la pénibilité.

Deuxième coup de théâtre, le lendemain du 7 septembre, le chef de l’Etat, en Conseil des ministres, propose “ d’élargir la prise en compte de la pénibilité ” en abaissant à 10 % le taux d’incapacité permettant aux salariés effectuant un travail pénible de continuer à partir à la retraite à 60 ans, contre 20 % dans le texte actuel.

Pour la CFTC, cette mesure n’apporte pas de vraie réponse à la pénibilité puisqu’elle ne prend pas en compte l’usure professionnelle. Durant sa carrière, le salarié est, en effet, potentiellement exposé de façon plus ou moins longue à des facteurs de risque susceptibles de laisser des traces durables et irréversibles sur sa santé et son espérance de vie, sans forcement entrainer d’invalidité à court terme. Ces facteurs de risque peuvent être d’ordre physique (manutention de charges lourdes, travail en cadence imposée…), chimique (exposition à des produits cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques-CMR) ou organisationnel (horaires atypiques). Concernant les risques CMR par exemple, la majorité des cancers professionnels surviennent après l’âge de 65 ans, avec des temps de latence très longs par rapport au début de l’exposition professionnelle, souvent supérieurs à 20 ans, voire à 40 ans. La CFTC demande donc pour tous les salariés, sans exception, la mise en place d’un Livret de suivi professionnel tout au long de la vie ©. Bien plus qu’un simple dossier médical, ce document retracerait la totalité des facteurs de pénibilité auxquels chaque travailleur aurait été soumis dans sa vie professionnelle.

Le pacte social a été  brisé !

La CFTC était présente en nombre dans la rue aujourd’hui, au rendez-vous fixé par le Gouvernement à tous les salariés.
 
A cette occasion, elle a réaffirmé son opposition à ce projet de réforme, et surtout son opposition à ce nouveau modèle social proposé par le Gouvernement, qui est d’abord une nouvelle forme d’injustice. Ce calendrier si près de l’été et de la rentrée scolaire aurait pu ralentir la mobilisation. Or il n’en est rien !
 
La CFTC qui privilégie toujours la proposition face à l’opposition, se félicite de cette très forte mobilisation car c’est malheureusement aujourd’hui la seule voie de dialogue possible. Cette mobilisation est avant tout la victoire du progrès social : toutes les régions de France se sont mobilisées, tous les secteurs d’activités étaient représentés, les militants, adhérents, sympathisants jeunes et moins jeunes, salariés du public et du privé étaient ensemble. C’est une grande fierté syndicale que de se sentir unis autour d’un « autre projet de réforme », pérenne et équitable, pour lequel nous nous battons.
 
Le pacte social a été brisé ! Les salariés ne sont pas dupes, ils ont parfaitement compris les enjeux : au-delà des retraites, le risque réside dans une tendance à l’individualisation des risques, qui voudrait que les plus riches puissent s’offrir une protection sociale alors que les plus démunis n’en auraient pas ! Où est le progrès social dans cette réforme ?
 

La CFTC va donc poursuivre dans son élan  pour que la vraie question du financement soit résolue et pour défendre un départ à la carte, un niveau de pension décent, une répartition équitable de l’effort, la prise en compte de la pénibilité et des carrières longues.
 

Les salariés ont répondu présents , ils doivent être entendus !

Retraites : rien n’est joué !

Le 7 septembre, imposons nos revendications !

Après les fortes mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier, les multiples initiatives qui ont ponctué l’été, montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.

La période estivale a été marquée par la persistance de la crise économique et sociale – la situation du chômage s’aggravant encore notamment pour les jeunes – et par l’annonce de mesures de rigueur supportées essentiellement par l’ensemble des salariés. Le gouvernement poursuit une politique inadaptée en terme d’emplois et de pouvoir d’achat qui accroît les inégalités.

Au moment où le projet de réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales rappellent leur ferme opposition à celui-ci. Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels. Les questions d’emploi notamment pour les jeunes et les seniors, celles des inégalités hommes-femmes, de la pénibilité, d’un financement durable appuyé sur une autre répartition des richesses produites, non seulement ne  sont pas traitées, mais font porter à plus de 85% les efforts sur les salariés.

La remise en cause des 60 ans avec le report à  62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les femmes.

Les organisations syndicales considèrent aujourd’hui que rien n’est joué et appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la construction d’une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations.

Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat. Les organisations syndicales se réuniront dès le 8 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.

 

La réformes des retraites, le bras de fer continue

Le devenir de la réforme des retraites sera le dossier phare de cette rentrée sociale. Le 7 septembre, l’Assemblée nationale entamera l’examen du projet de texte présenté en conseil des ministres le 28 juillet.  

Puis ce sera au tour du Sénat de s’en saisir, dès la mi-septembre,  en vue d’une adoption au plus tard début octobre, date à laquelle débutera l’examen périlleux du projet de loi de Financement de la Sécurité sociale.   Les organisations syndicales, dont la CFTC, comptent sur la mobilisation de nos concitoyens pour faire barrage à cette réforme uniquement fondée sur le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.   S’il a d’ores et déjà indiqué qu’il sera inflexible sur ce point, le gouvernement n’a pas fermé la porte à l’ouverture de discussions sur la pénibilité et les carrières longues, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale ayant déjà déposé des amendements en ce sens.   Ce serait un premier pas, mais qui demeure insuffisant aux yeux de la CFTC, car rien n’est proposé sur le niveau des pensions, le financement de nos régimes de retraite, les mesures à prendre pour favoriser l’emploi, notamment celui des séniors et des jeunes…   Début juillet, la Confédération a adressé un courrier à tous les parlementaires pour présenter ses revendications et leur demander de les porter au cours du débat sous forme d’amendements. Les premiers retours nous laissent penser que les parlementaires de la majorité respecteront la discipline de groupe.   Face à un tel entêtement, il ne reste plus que la mobilisation.   Il est donc nécessaire de participer nombreux à toutes les manifestations qui seront organisées ce 7 septembre dans toutes les villes de France à l’appel de l’intersyndicale.