Déclaration de la CFTC à la réunion de CE du 3 novembre 2010.

Déclaration de la CFTC à la réunion de CE du 3 novembre 2010.

Le devenir de la réforme des ret

Déclaration de la CFTC à la réunion de CE du 3 novembre 2010.

 

Tout d’abord, un petit rappel historique est nécessaire.

A l’annonce de la fusion en 2008, la CFTC a rappelé la nécessité et l’urgence d’harmoniser le statut des salariés Photo Service, Photo Station et Générale de Téléphone.

Après un simulacre de négociation, nos dirigeants n’ont donné aucune suite aux différentes demandes de la CFTC pour qui maintenir une différence de statut à plusieurs populations exerçant le même métier n’était pas acceptable.

Apparemment, il était urgent pour nos dirigeants de ne rien changer.

Ce n’est qu’au début du premier semestre 2010, que notre direction a donné à nouveau signe de vie en proposant un accord d’établissement.

Un accord est avant tout un équilibre entre les contraintes et les contreparties, hors celui proposé à ce moment là était  loin d’être équilibré.

Pour la deuxième fois dans l’histoire de notre entreprise, un accord signé par une seule organisation syndicale a été mis en opposition par les 6 autres.

Au mois de juillet 2010, nos dirigeants sont revenus vers nous avec de nouvelles propositions largement améliorées.

 

Plusieurs dispositions entrainant une extrême flexibilité qui touchent le quotidien des salariés travaillant en magasin ont été retirées comme :

  • L’absence de délais de prévenance pour les mutations.

 

 

  • L’extrême flexibilité demandée aux salariés à temps partiel.

Pour rappel, le principe du temps partiel est un temps choisi, cette disposition entraînait une déréglementation du temps partiel avec une flexibilité en contradiction avec l’esprit de ce contrat.

 

Une amélioration significative a été faite sur la prime de fin d’année qui contrairement à ce qu’affirmaient certains, n’aurait pas concerné dès le mois de novembre 2010 l’ensemble des salariés.

Le versement de cette prime était lié à une ancienneté dans l’entreprise, et ce uniquement pour les employés.

 

Rappel de l’ancien  texte:

Pour les employés, le règlement de la prime implique :

 

– d’être présent à l’effectif au 30 septembre de l’année de versement

 

– d’avoir une ancienneté minimale de 6 mois à cette même date

 

Pour les agents de maîtrise et les cadres, en cas de départ en cours d’année, cette prime est versée au prorata temporis.

 

Dans ce nouvel accord ce serait un 13eme mois pour tous, sans condition d’ancienneté ni de présence à l’effectif.

 

La dernière modification  accordée sur la mouture du mois de juillet (version largement améliorée de celle à laquelle nous nous sommes opposée) a été le décompte CP, disposition bien pratique combinée avec les journées ARRT.

 

Cette disposition avait été supprimée pour les salariés des magasins après la fin de l’accord ARTT Photo Service et maintenue pour les sièges sociaux.

Le calcul en jours  ouvrés (25 jours par mois) permettait de donner une plus grande souplesse dans la gestion des CP, un jour ouvré correspondant à une journée travaillée au lieu de 1/6eme d’une semaine.

En jouant sur les semaines à 4 jours, cela  permettait de prendre 6 semaines en CP et une petite journée pour faire un pont…

 

Il reste un dernier point sur cet accord, c’est la prime de maternité.

Cette prime est une disposition de la convention collective de la photographie qui s’adresse en majorité à des toutes petites entreprise et est un minimum légal pour cette branche.

Cette  prime a pour objectif de favoriser l’articulation entre la vie professionnelle et les responsabilités familiales des femmes salariées de l’entreprise devant s’arrêter de travailler dans l’attente d’un enfant.

Nous souhaitons qu’un versement rétroactif soit effectué de manière unilatérale, il est parfaitement anormal que les femmes concernées par cette disposition soient prises en otage à cause de la lenteur des négociations.

 

Cet accord est pour nous une première pierre, il a besoin d’être complété et amélioré, la CFTC fera le premier pas en étant favorable à cet accord.

André BARBE

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