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Petite leçon d’arithmétique sur les retraites.

Décidément le gouvernement aime se lancer dans la bataille de chiffres. Il s’essaie toujours  à les présenter sous un jour qui va dans le sens de son argumentation.

“ L’emploi des seniors progresse ”, il en était certain. Dans une interview accordée à Direct matin (n°732 du 16 septembre), il souligne que la France aurait même en quelques années “ rattrapé son retard par rapport à ses voisins européens ”. La moyenne du taux d’emploi des 55-59 ans en Europe se situe autour de 60 %. Le taux d’emploi des 55-60 ans français a bien atteint les 60%… mais seulement au deuxième trimestre de l’année (Dares) et elle continue à rester en retard sur la tranche d’âge 55-64 ans (de prés de 10 points). Quelques jours plus tard, Pole emploi publiait ses chiffres : en un an, la hausse des inscrits de plus de 50 ans a dépassé 16,5 % ! C’est à y perdre son latin !

Pour la CFTC, cette augmentation témoigne de l’inefficacité de la stratégie de lutte contre la crise et ses effets sur l’emploi. L’illustration des incohérences de cette politique atteint son paroxysme dans le report de deux ans de l’âge légal de départ a la retraite inscrit dans la reforme en cours de discussion au Parlement. Aucune solution pour maintenir les salaries de plus de 50 ans dans l’emploi n’est envisagée. L’envolée des ruptures conventionnelles de cette catégorie d’âge montre que le patronat  qui est le premier à réclamer le report de l’âge légal de départ a la retraite – refuse de garder ces salaries. Les seniors, au lieu de partir a la retraite, iront donc grossir les rangs des demandeurs d’emploi, transférant ainsi les déficits d’une caisse a une autre.

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