Petites précisions

Nous venons de lire les réactions d’un de nos confrères sur son site Internet et son forum au sujet de notre décision de signer la dernière proposition de notre direction.

Pour éviter toute confusion des précisions sont nécessaires :

 

Au mois de juillet, lors des Négociations Annuelles obligatoires (NAO) , nos Dirigeants nous ont présenté une nouvelle mouture d’accord sur laquelle elle avait retiré une bonne partie des dispositions contestées par les 6 organisation syndicale (sur les 7 présentes dans l’entreprise) et qui motivaient en partie leur opposition (avec, entre autres des dispositions d’extrême flexibilité qui touchent le quotidiens des salariés travaillant en magasin).

 

La nouvelle mouture présentée lors des NAO et  que nous avons accepté de signer aujourd’hui est donc largement améliorée par rapport à celle à laquelle nous nous sommes opposés (même si elle reste  perfectible sur de nombreux sujets).

Voir l’accord

 

Voici déjà trois points importants :

1) L’absence de délais de prévenance pour les mutations a été retirée.

 

2) La Prime de fin d’année est devenue un 13eme mois.

 

Il est accordé sans condition de présence ou d’ancienneté alors que texte précédent faisait une discrimination entre les employés et les autres salariés (agents de maîtrise et  cadres).

 

Rappel de l’ancien  texte:

Pour les employés, le règlement de la prime implique :

 

– d’être présent à l’effectif au 30 septembre de l’année de versement

 

– d’avoir une ancienneté minimale de 6 mois à cette même date

 

Pour les agents de maîtrise et les cadres, en cas de départ en cours d’année, cette prime est versée au prorata temporis.

 

 

3) L’extrême flexibilité demandée au temps partiel a été retirée.

 

Cet accord est pour nous une première pierre car il a besoin d’être complété et amélioré.

 

La dernière modification  accordée sur la mouture du mois de juillet (version largement améliorée du celle à laquelle nous nous sommes opposée) a été le décompte CP, disposition bien pratique combinée avec les journées ARRT.

 

 

L’accord NAO (ou la version améliorée de l’accord d’entreprise).

Après presque trois mois de silence, nos dirigeants ont fini par nous communiquer leur ultime proposition.

Une fois de plus, ils n’ont pas fait beaucoup d’effort.

L’écart entre les différents statuts n’est résorbé qu’au bout de 2 années sauf pour les salariés du siège social de Laxou qui dés 2010 bénéficieraient du 13eme mois dans son intégralité.

La direction a également annoncé qu’avec ou sans accord, seuls les salariés du siège de Laxou bénéficieraient du 13eme mois.

Pour la CFTC et un bon nombre de salariés, cette différence de traitement restera parfaitement injustifiée.

A la dernière réunion de négociation qui s’est tenue hier, la CFTC n’a obtenu qu’une seule petite avancée sur le décompte des congés payés.

Il sera spécifié dans l’accord qu’au 1er juin 2011, tous les salariés de la Générale de Téléphone bénéficieront d’un décompte des CP en jours ouvrés.

Cette disposition bien pratique avait été supprimée pour les salariés des magasins après la fin de l’accord ARTT Photo Service et maintenue pour les sièges sociaux.

Le calcul en jours  ouvrés (25 jours par mois) permettait de donner une plus grande souplesse dans la gestion des CP, un jour ouvré correspondant à une journée travaillée au lieu de 1/6eme d’une semaine.

En jouant sur les semaines à 4 jours, cela  permettait de prendre 6 semaines en CP et une petite journée pour faire un pont…

Le souhait de la CFTC est d’arriver à une équité de « traitement » pour tous les salariés, quel que soit leur lieu de travail.

Maintenant, d’autres dispositions  prévues dans cet accord devraient améliorer sensiblement le quotidien des salariés comme les journées ART, l’indemnisation de la maladie, la prime de naissance… et ça il faut également en tenir compte.

Même si il est difficile de cacher notre déception face à l’attitude de nos dirigeants, nous aurons jusqu’à la dernière minute, déployé  toute notre énergie pour améliorer cet accord.

Dans cette situation, le véritable courage syndical n’est pas de fermer les yeux en attentant de voir ce que feront les autres, mais de prendre une décision tranchée avec comme alternative, la signature ou l’opposition.

 

La CFTC  prendra une décision responsable et à l’écoute des salariés qui se sont exprimés favorablement pour la mise en place de toutes ces dispositions.

 

La CFTC apposera sa signature sur cet accord (avec ça va de soi, l’ensemble des modifications convenues lors de cette ultime réunion).

Les contre-vérités du gouvernement.

Le Gouvernement dit que les travailleurs français sont des privilégiés au sein de l’Union Européenne.

Faux. Les durées de cotisation pour la retraite sont inférieures ou égales à 40 ans en Allemagne(35 ans), en Belgique, en Autriche, en Suède, en Finlande, au Danemark, au Luxembourg…

De plus ces pays ont mobilisé une stratégie autour de l’emploi des seniors, de l’investissement dans le capital humain, l’éducation, la formation, la recherche des emplois de qualité, donc une croissance qui finance les retraites.

Le Gouvernement dit que sa réforme est juste.

Faux. La réforme fait porter l’effort sur les femmes, les ouvriers et les salariés aux contrats atypiques. Les femmes touchent en moyenne une retraite quasiment deux fois moins importante que les hommes. Les cadres vivent en moyenne 7 ans de plus que les ouvriers, donc bénéficient de plusieurs années de retraite supplémentaire.

Enfin l’acquisition des droits à la retraite est très mal prise en compte pour les salariés en situation « atypique » : temps partiels, multiplication de contrats à durée déterminée avec des interruptions, périodes de chômage non indemnisées ….

Le Gouvernement justifie sa réforme par l’évolution de la démographie et de l’espérance de vie.

Faux. On assiste à une remontée de l’indice de fécondité: 2,09 enfants par femme en 2010, soit pratiquement le taux de renouvellement des générations: 2,1.

Ainsi le déclin annoncé de la population active a été retardé. Une politique familiale moderne pourrait contribuer à créer la force de travail et donc les cotisants de demain, permettant de garantir le financement des retraites. Ceci impliquerait aussi de relever le nombre d’actifs cotisants en faisant reculer les exclusions sociales et en relevant le taux d’emploi des femmes. Cette mesure nécessiterait un service public de la petite enfance pour assurer de nouvelles formules de . garde des enfants.

Petite leçon d’arithmétique sur les retraites.

Décidément le gouvernement aime se lancer dans la bataille de chiffres. Il s’essaie toujours  à les présenter sous un jour qui va dans le sens de son argumentation.

“ L’emploi des seniors progresse ”, il en était certain. Dans une interview accordée à Direct matin (n°732 du 16 septembre), il souligne que la France aurait même en quelques années “ rattrapé son retard par rapport à ses voisins européens ”. La moyenne du taux d’emploi des 55-59 ans en Europe se situe autour de 60 %. Le taux d’emploi des 55-60 ans français a bien atteint les 60%… mais seulement au deuxième trimestre de l’année (Dares) et elle continue à rester en retard sur la tranche d’âge 55-64 ans (de prés de 10 points). Quelques jours plus tard, Pole emploi publiait ses chiffres : en un an, la hausse des inscrits de plus de 50 ans a dépassé 16,5 % ! C’est à y perdre son latin !

Pour la CFTC, cette augmentation témoigne de l’inefficacité de la stratégie de lutte contre la crise et ses effets sur l’emploi. L’illustration des incohérences de cette politique atteint son paroxysme dans le report de deux ans de l’âge légal de départ a la retraite inscrit dans la reforme en cours de discussion au Parlement. Aucune solution pour maintenir les salaries de plus de 50 ans dans l’emploi n’est envisagée. L’envolée des ruptures conventionnelles de cette catégorie d’âge montre que le patronat  qui est le premier à réclamer le report de l’âge légal de départ a la retraite – refuse de garder ces salaries. Les seniors, au lieu de partir a la retraite, iront donc grossir les rangs des demandeurs d’emploi, transférant ainsi les déficits d’une caisse a une autre.

Rendez-vous le 12 octobre 2010 pour défendre nos retraites.

 

 

La CFTC, au sein de l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA), s’associe à la grande journée de rassemblements et de manifestations du mardi 12 octobre pendant le débat au Sénat.

 La CFTC appelle à nouveau à une large mobilisation de tous les salaries du public

La CFTC, au sein de l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA ), s’associe à la grande journée de rassemblements et de manifestations du mardi 12 octobre pendant le débat au Sénat.

La CFTC appelle à nouveau à une large mobilisation de tous les salaries du public comme du privé, de tous les travailleurs quels que soient leur âge et leur origine professionnelle, cela pour deux raisons essentielles.

Premièrement pour rappeler nos positions : une juste répartition des efforts, un départ à la carte, un niveau de pension décent, une meilleure prise en compte de la pénibilité du travail et un soutien aux personnes fragilisées dans leur carrière avec la mise en place d’une politique active en faveur de l’emploi et le respect des carrières longues.

Deuxièmement pour dénoncer la logique budgétaire dans laquelle le gouvernement reste enfermé, ou seule compte la mécanique financière, sans aucune prise en compte de l’Homme et du social.

La CFTC, en appelant à une forte mobilisation, tient à rappeler l’importance et le rôle majeur des mobilisations populaires dans les avancées sociales obtenues ces derniers mois : meilleure prise en compte de la situation des mères de trois enfants dans la fonction publique, introduction dans le projet de loi d’un Livret de suivi professionnel permettant d’évaluer la pénibilité de certains emplois, prise en compte d’un temps de travail minima donnant droit à l’acquisition de trimestres. Si les précédentes mobilisations ont permis de faire évoluer le texte actuel, cela n’est pas suffisant.

La CFTC, parce que convaincue que la retraite a la carte, 60-65 ans, est possible, poursuit sa mobilisation.

Départ de la manifestation pour l’Ile de France 13H30 à Montparnasse

Le trajet : Montparnasse/Bastille