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Nouveau bras de fer en vue.

Dans la négociation sur la nouvelle convention Unedic, la CFTC aura pour priorité la lutte contre l’exclusion.
L’événement est généralement très attendu et suscite beaucoup d’inquiétude : courant octobre débutera la négociation sur la nouvelle convention Unedic.

Il s’agira pour les organisations syndicales et patronales de définir les règles de cotisation et d’indemnisation de l’assurance chômage pour les trois années qui viennent. Il ne faut pas être grand clerc pour prédire que l’actuel projet de réforme des retraites pèsera lourd sur les débats.

Ce texte que le Sénat n’a pas encore examiné ne manquera pas de provoquer une augmentation notable du chômage des jeunes et des seniors dans un contexte déjà peu favorable à l’emploi. En témoignent les 4,2 millions de personnes désormais inscrites à Pôle Emploi. Et ce, dans un contexte international des plus préoccupant : selon une estimation conjointe de l’OIT et du FMI, il y aurait vingt-et-un millions de chômeurs supplémentaires dans le monde depuis le début de la crise financière en 2007.

Les deux organisations internationales mettent donc en garde les États contre les effets néfastes des politiques d’austérité budgétaires et salariales qui auront pour principale conséquence, non pas tant de réduire le déficit des finances publiques, mais de pénaliser la croissance, donc l’emploi.

Si la réforme des retraites concoctée à l’Élysée finissait par passer – ce que je ne souhaite pas grâce à la mobilisation de tous – le rééquilibrage supposé des comptes de la caisse vieillesse pourrait se faire au détriment de l’assurance chômage, ce qui est inacceptable pour la CFTC. C’est dire que les séances de négociation risquent d’être tendues et je vois mal comment le bras de fer avec les entreprises qui, comme le gouvernement, privilégient la vision comptable au détriment de l’approche humaine, pourra être évité.

Dans cette négociation, la CFTC aura pour priorité la lutte contre l’exclusion. De nombreuses personnes risquent, en effet, de se retrouver sans ressource : ce qui constituerait une régression de grande ampleur et une nouvelle preuve de la stratégie de destruction du pacte social français que nous devons éviter par tous les moyens.

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