NAO ou les négociation annuelles obligatoires.

Suite à la réunion du 22 juillet 2010, nos dirigeants ont souhaité recevoir rapidement par écrit les dernières positions de chaque organisation syndicale, ce qui a été fait en ce qui nous concerne.

Deux mois après, bien que la CFTC ait relancé régulièrement nos dirigeants, nous n’avons à ce jour aucun retour .

Voici donc les principaux points pour lesquels la CFTC a réagi :

Le 13eme mois :

Nos Dirigeants s’obstinent à vouloir plusieurs vitesses pour la mise en place du 13ème, à 100% dés Novembre 2010 pour le siège social de Laxou mais étalé en trois étapes pour les salariés qui travaillent en magasin (1/3 en 2010, 2/3 en 2011 et 100% en 2012).

Lors de la dernière réunion de négociation, nos dirigeants ont été incapables de justifier l’écart de traitement qu’ils souhaitaient instaurer au travers d’un accord entre les salariés du siège Laxou et les autres salariés anciennement Photo Station ou embauchés avec un contrat Générale de Téléphone.

Pour la CFTC, tous les salariés doivent bénéficier  13ème mois en même temps et dans les mêmes conditions.

Il n’y a pas de sous salariés à la Générale de Téléphone mais des salariés qui ont tous droit à une équité de traitement.

Récemment, nous avons été informés du projet de nos dirigeants de verser dés novembre 2010 (avec ou sans accord d’établissement) l’intégralité du 13eme mois aux salariés du siège de Laxou,  par contre rien n’aurait  été prévu pour les salariés des magasins (90% de ceux qui aujourd’hui ne touchent rien )!

 

L’indemnisation de l’absence maladie.

Au mépris des dernières jurisprudences, nos dirigeants proposent deux vitesses pour l’indemnisation de la maladie, prise en charge au 1er jour pour les cadres et une journée de carence pour les autres salariés.

Tout comme pour le 13eme mois,  nos dirigeants étaient bien incapable d’argumenter ce projet

Pour la CFTC, les conditions d’indemnisation du salarié doivent être identiques quel que soit le statut du salarié.

Rien ne justifie deux vitesses entre les collèges employés/agent de maîtrise et celui des cadres.

 

La prime de salissure

Une récente cours de cassation ( voir le texte) aborde le sujet de l’entretien de la tenue de travail et oblige l’employeur à prendre en charge son entretien ou à indemniser les salariés.

C’est un montant ridiculement bas de 0 ,15 euros par journée de travail qui a été proposé dans le projet de la direction.

Une somme de 25€ à 30€ par mois nous semble plus proche de la réalité.

 

La prime de maternité 


Nous souhaiterions également que cette prime de maternité prévue  dans le projet d’accord  soit appliquée de manière rétroactive, les salariées ne sont pas responsables de la lenteur de nos dirigeants durant toutes ces  négociations.

Les journées RTT

La procédure pour poser et prendre les journées RTT doivent être identiques pour tous les salariés (magasin et siège).

Toutes les dispositions  qui concernent le temps de travail doivent être traitées dans un accord spécifique.

 

Les salaire minimum par qualification.


Les grilles de salaire
des conventions collectives s’adressent à un ensemble d’entreprise de toutes les tailles, une entreprise de la taille de la Générale de Téléphone doit avoir sa propre politique salariale en rapport avec ses moyens.

Il  est important :

– Que les écarts de salaire entre deux qualifications soient significatifs.

– Les salaires minima doivent être déconnectés des primes perçues par les salariés.

Exemple pour la grille magasin :

Niveau I    échelon 3 à 1 395,55 €

Niveau II   échelon 1 à 1 433,26 €

Niveau II   échelon 2 à 1 473,69 €

Niveau III  échelon 2 à 1 589,91 €

Niveau IV  échelon 1 à 1 701,13 €

 

Les chèques déjeuner

Cela fait plusieurs années que la valeur faciale des chèques déjeuner n’a pas évolué.

Une revalorisation venantà 7,20€ serait bienvenue.

 

Les salariés à 33,15h sans avenant

Compte tenue de la faible population concernée, la CFTC souhaite qu’il soit proposé à ces salariés la possibilité d’obtenir une répartition sur 4 jours.

Nous avons récemment relancé nos dirigeants pour qu’ils se prononcent sur leurs propositions finales, à suivre

 

Tous unis aujourd’hui… Bravo !

Ce jeudi était un rendez-vous à ne pas manquer et il est plus que réussi…

Ce grand rassemblement pour le bien commun doit infléchir la position du Gouvernement sur la réforme des retraites.

Une retraite juste et équitable pour toutes et tous, femmes et hommes, travailleurs du privé  comme du public, actifs et retraités, est encore possible.

La CFTC ne baisse pas les bras.

Heure et lieu de rassemblement pour la manifestation du 23 septembre 2010.

Ile de France :

La manifestation du 23 septembre prochain partira le la Place de la BASTILLE pour se rendre à la place DENFERT-ROCHEREAU.

 

Le parcours :   Boulevard Henri IV – Pont de Sully –  Boulevard St Germain –  Boulevard St Michel –  Rue de l’Observatoire –

Avenue Denfert-Rochereau – Place Denfert-Rochereau

 

ATTENTION : cette fois ci, le départ est à 13 heures.

Voir les points de rassemblement dans toute la France. 

Nouveau bras de fer en vue.

Dans la négociation sur la nouvelle convention Unedic, la CFTC aura pour priorité la lutte contre l’exclusion.
L’événement est généralement très attendu et suscite beaucoup d’inquiétude : courant octobre débutera la négociation sur la nouvelle convention Unedic.

Il s’agira pour les organisations syndicales et patronales de définir les règles de cotisation et d’indemnisation de l’assurance chômage pour les trois années qui viennent. Il ne faut pas être grand clerc pour prédire que l’actuel projet de réforme des retraites pèsera lourd sur les débats.

Ce texte que le Sénat n’a pas encore examiné ne manquera pas de provoquer une augmentation notable du chômage des jeunes et des seniors dans un contexte déjà peu favorable à l’emploi. En témoignent les 4,2 millions de personnes désormais inscrites à Pôle Emploi. Et ce, dans un contexte international des plus préoccupant : selon une estimation conjointe de l’OIT et du FMI, il y aurait vingt-et-un millions de chômeurs supplémentaires dans le monde depuis le début de la crise financière en 2007.

Les deux organisations internationales mettent donc en garde les États contre les effets néfastes des politiques d’austérité budgétaires et salariales qui auront pour principale conséquence, non pas tant de réduire le déficit des finances publiques, mais de pénaliser la croissance, donc l’emploi.

Si la réforme des retraites concoctée à l’Élysée finissait par passer – ce que je ne souhaite pas grâce à la mobilisation de tous – le rééquilibrage supposé des comptes de la caisse vieillesse pourrait se faire au détriment de l’assurance chômage, ce qui est inacceptable pour la CFTC. C’est dire que les séances de négociation risquent d’être tendues et je vois mal comment le bras de fer avec les entreprises qui, comme le gouvernement, privilégient la vision comptable au détriment de l’approche humaine, pourra être évité.

Dans cette négociation, la CFTC aura pour priorité la lutte contre l’exclusion. De nombreuses personnes risquent, en effet, de se retrouver sans ressource : ce qui constituerait une régression de grande ampleur et une nouvelle preuve de la stratégie de destruction du pacte social français que nous devons éviter par tous les moyens.

Fausses concessions Pénibilité.

À quelques jours du débat parlementaire et de la grande journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, le gouvernement a feint de faire quelques concessions.

 

Ainsi apprend-on (dans un communique de l’Elysée !) que Nicolas Sarkozy a donné son accord de principe à ce que des amendements au projet de loi soient présentés lors de son examen au Parlement, notamment sur la prise en compte de la pénibilité.

Deuxième coup de théâtre, le lendemain du 7 septembre, le chef de l’Etat, en Conseil des ministres, propose “ d’élargir la prise en compte de la pénibilité ” en abaissant à 10 % le taux d’incapacité permettant aux salariés effectuant un travail pénible de continuer à partir à la retraite à 60 ans, contre 20 % dans le texte actuel.

Pour la CFTC, cette mesure n’apporte pas de vraie réponse à la pénibilité puisqu’elle ne prend pas en compte l’usure professionnelle. Durant sa carrière, le salarié est, en effet, potentiellement exposé de façon plus ou moins longue à des facteurs de risque susceptibles de laisser des traces durables et irréversibles sur sa santé et son espérance de vie, sans forcement entrainer d’invalidité à court terme. Ces facteurs de risque peuvent être d’ordre physique (manutention de charges lourdes, travail en cadence imposée…), chimique (exposition à des produits cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques-CMR) ou organisationnel (horaires atypiques). Concernant les risques CMR par exemple, la majorité des cancers professionnels surviennent après l’âge de 65 ans, avec des temps de latence très longs par rapport au début de l’exposition professionnelle, souvent supérieurs à 20 ans, voire à 40 ans. La CFTC demande donc pour tous les salariés, sans exception, la mise en place d’un Livret de suivi professionnel tout au long de la vie ©. Bien plus qu’un simple dossier médical, ce document retracerait la totalité des facteurs de pénibilité auxquels chaque travailleur aurait été soumis dans sa vie professionnelle.

Le pacte social a été  brisé !

La CFTC était présente en nombre dans la rue aujourd’hui, au rendez-vous fixé par le Gouvernement à tous les salariés.
 
A cette occasion, elle a réaffirmé son opposition à ce projet de réforme, et surtout son opposition à ce nouveau modèle social proposé par le Gouvernement, qui est d’abord une nouvelle forme d’injustice. Ce calendrier si près de l’été et de la rentrée scolaire aurait pu ralentir la mobilisation. Or il n’en est rien !
 
La CFTC qui privilégie toujours la proposition face à l’opposition, se félicite de cette très forte mobilisation car c’est malheureusement aujourd’hui la seule voie de dialogue possible. Cette mobilisation est avant tout la victoire du progrès social : toutes les régions de France se sont mobilisées, tous les secteurs d’activités étaient représentés, les militants, adhérents, sympathisants jeunes et moins jeunes, salariés du public et du privé étaient ensemble. C’est une grande fierté syndicale que de se sentir unis autour d’un « autre projet de réforme », pérenne et équitable, pour lequel nous nous battons.
 
Le pacte social a été brisé ! Les salariés ne sont pas dupes, ils ont parfaitement compris les enjeux : au-delà des retraites, le risque réside dans une tendance à l’individualisation des risques, qui voudrait que les plus riches puissent s’offrir une protection sociale alors que les plus démunis n’en auraient pas ! Où est le progrès social dans cette réforme ?
 

La CFTC va donc poursuivre dans son élan  pour que la vraie question du financement soit résolue et pour défendre un départ à la carte, un niveau de pension décent, une répartition équitable de l’effort, la prise en compte de la pénibilité et des carrières longues.
 

Les salariés ont répondu présents , ils doivent être entendus !